lundi 27 février 2012

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Pilkington - Agence Independante Work


On entend parler que de lui, "The Artist" est devenu en quelques semaines, l'ambassadeur du cinéma français à travers le monde. Multi-récompensée, l'oeuvre d'Hazanavicius rafle les trophées les uns après les autres, à tel point que Jean Dujardin et Bérénice Bejo en deviendraient presque des VRP du ciné français. Qu'on apprécie ou non le film, "The Artist" est un paradoxe puisqu'il permet au cinéma de se réinventer grâce à son passé.

Un passé qu'il partage en partie avec les débuts filmés de la publicité (Vous pensiez bien que la publicité ferait son apparition tôt ou tard). En effet, les balbutiements de la publicité filmée commencent dès 1898 en parallèle à l’émergence du cinéma muet, avec le tout premier spot filmé de l'histoire pour la société Ripolin. Dès lors, publicité comme cinéma n'ont cessé d'évoluer et de muter avec les résultats qu'on leur connaît aujourd'hui. Mais cette idée du cinéma muet n'est pas tombée dans l'oreille d'un sourd (Badum tss) et a depuis envahi la partie créative publicité, ce que nous allons voir dans ce dossier. Le centième du blog ! 


The Poirist pour Oasis / The Specialist pour Hippopotamus

vendredi 24 février 2012

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Hodori et Hosuni, mascottes des Jeux Olympiques de Séoul en 1988

Bonjour à tous. Devant une actualité publicitaire plutôt plate, le dossier d'aujourd'hui va traiter d'une thématique dont vous allez beaucoup entendre parler cette année : les Jeux Olympiques. Injustement volés à la France (c'est mon côté patriote Calimero), les Jeux Olympiques de 2012 auront lieu à Londres et promettent d'être, encore une fois, une grande fête du sport et de ses valeurs. Mais comme toujours, les Jeux Olympiques sont également une grande fête publicitaire et dès février de nombreuses campagnes commencent à sortir en reprenant l'évènement. Une aubaine pour de nombreux annonceurs qui y voient, comme pour la coupe du monde, un moyen de célébrer un évènement mondial, aux valeurs très fortes et qui change un peu de la sempiternelle crise qui occupe notre quotidien.

Ce dossier va largement être mis à jour au fur et à mesure des nouvelles campagnes. Dans une première partie, nous allons d'abord voir toutes les affiches des J.O depuis leur rénovation par Pierre de Couvertin (presque toutes) et dans une seconde partie, les affiches et spots propres aux prochains Jeux de Londres. Une nouvelle trace anglaise sur le blog.

Londres 1948 contre Londres 2012

lundi 6 février 2012

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Hommage d'Euro RSCG 360


L'année 2011 avait été marquée par de nombreux décès de célébrités. Des actrices, des ingénieurs, des dictateurs... tous égaux devant la mort. A chaque fois et dans la mesure des possibles, j'ai essayé de faire des dossiers plus ou moins longs sur ces personnalités qui ont été utilisées par la publicité, afin de montrer à quel point la communication pouvait utiliser leur caractère et leur forger une image particulière. Elizabeth Taylor et son regard d’émeraude y sont passés, Mouammar Kadhafi et sa tyrannie aussi et même Steve Jobs, ce révolutionnaire industriel a eu le droit à son dossier. 


Ce dimanche 5 février 2012, l'un des piliers de la publicité française est décédé, Mr Christian Blachas. Au-delà d'un argumentaire teinté de tristesse et de nostalgie, j'ai décidé de créer un court dossier qui sera régulièrement mis à jour, où la publicité pourra rendre hommage à l'un des hommes qui a réussi à la sublimer, à la populariser, à la partager. Cet article n'a pas pour but de déifier un homme que je n'ai personnellement pas eu la chance de connaître, mais simplement de montrer à quel point il a touché toute la société française grâce à la publicité. 

Hommages d'Alexandre J sur Facebook

vendredi 3 février 2012

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Dès 1947, la censure entraîne le retrait des affiches de "The Outlaw"

Bonjour à tous ! Aujourd'hui un article singulier puisque l'on ne va pas parler de publicité. Ou presque, (Vous pensiez vraiment qu'on allait pas parler de publicité ?) puisque l'on va parler de cinéma. Le 7ème art a aujourd'hui une multitude d'outils pour promouvoir ses oeuvres, surtout avec l'avènement d'Internet, mais l'un des plus efficaces reste l'affiche. Depuis la démocratisation du cinéma, les affiches n'ont cessé de se multiplier, et pour être toujours plus originales elles se veulent de plus en plus provocatrices. Parfois trop, ce qui ne plaît pas du tout aux bureaux de régulation qui les censurent.


Il y a deux jours de cela, un nouveau film a vu ses affiches censurées, le film "Les infidèles". L'autorité de régulation professionnelle de la publicité (ARPP) a en effet demandé à la société JC Decaux de retirer de ses panneaux les affiches promouvant le film, au titre qu'elles sont "contraires aux règles sur l'image de la personne humaine". En clair, un mélange entre sexisme et humour qui multiplie les plaintes et obligent ces mesures.


En s'attardant un peu plus sur l'histoire du cinéma international, il est intéressant de voir que de très nombreuses affiches se sont retrouvées sous le coup de la censure. Parfois exagérés, d'autres fois légitimes, les retraits ont poussé les créateurs à sortir des affiches alternatives ou à être carrément privés de promotion, cet article va vous en montrer un bon échantillon.


Des affiches censurées qui pourraient empêcher Jean Dujardin d'avoir un Oscar

mercredi 1 février 2012

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"J'accuse" - Affiche de l'album de Saez, censurée par la RATP - 2001

Bonjour à tous. L'article d'aujourd'hui se veut un peu particulier puisqu'il essaie de matérialiser plusieurs constats qui agitent la publicité. Devant un tel titre, il est possible de se poser beaucoup de questions. Pourquoi parler de "mort" ? Que se cache-t'il derrière ces mots ? Ces réflexions valent-t'elles vraiment le coup ? Logiquement, de nombreuses réponses fusent, mais toutes se recoupent autour de deux problèmes, la censure et le politiquement correct.


Passionné par la publicité depuis toujours, j'observe, j'affûte mon regard au fur et à mesure des années, des expériences scolaires et professionnelles, des tendances, d'Internet etc... Et depuis quelques temps, je me rends compte que la publicité se meurt, non pas en quantité, ni même en qualité, mais en audace. Ce constat, sommes toute assez grave, je le formule devant la hausse sans précédent d'interdictions de campagnes pour des raisons X ou Y. On a peur de froisser le gouvernement, on ose plus l'humour noir, on se méfie du sexisme, on s'indigne. On s'indigne. 


L'avènement d'Internet et l'essai de Stéphane Hessel comme détonateur, tendent à nous montrer qu'on s'indigne trop. Les annonceurs déjà frileux devant une crise économique à rallonge se la joue institutionnel pour garder une image lisse, les agences touchées par la crise elles aussi font tout pour aller dans ce sens et les sauts créatifs même s'ils sont présents, s'aventurent sur des thèmes bien différents. L'avènement des réseaux sociaux est aussi celui du communautarisme, au grand dam des Community-Managers puisque c'est l'internaute qui a le pouvoir parfois en bien, parfois en mal. Ce pouvoir fait peur à l'annonceur, le "Bad-Buzz" semble une sentence inévitable et il devient très frileux pour ne pas choquer, ne pas provoquer, ne pas se prendre un énième tollé sur Internet.


Fin 2011, le trublion Benetton de nouveau censuré