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Début du site 61 : Super Bowl XLIV



Ce 7 février aura lieu à Miami, LE grand évènement médiatique américain : le Superbowl. Mythique aux Etats-Unis, avec une côte de popularité qui atteint des sommets et une audience en constante hausse, c'est l'évènement où chaque entreprise DOIT faire sa publicité. Habituellement, c'est un florilège de création, d'audace et surtout de dollars. Les marques n'hésitent pas à torpiller leurs budgets annuels de plusieurs millions de dollars pour cet évènement.



Au delà du fait que la moitié des Américains est coincé sous la neige et qu'Obama s'organise une petite SuperBowl Party à la Maison Blanche, l'édition du Superbowl sera cette année marquée par divers évènements publicitaires.


Le tout premier évènement fut Pepsi, qui pour la première fois en 23 ans ne fait pas de publicité pour le Superbowl. Pourtant connue pour ses spots remplis de célébrités à gogo, la marque se retire cette année des réclames (On utilise plus assez ce mot) du Superbowl pour se consacrer entièrement à son projet de Pepsi Refresh Project. Évidemment celui qui se frotte les mains c'est Coca Cola, qui crée pour l'occasion un spot réalisé en entier sous forme de dessin animé avec les Simpsons.


Le second élément, c'est le fait que cette année de nombreuses marques ont osé faire des spots rigolos et décalés avec le risque de se prendre un refus. Le résultat c'est que deux gros annonceurs ont vu leurs spots bannis de la chaîne CBS.


Il s'agit d'abord de Mancrunch, un site de rencontres gays, qui a fait un spot un peu lourd mais pourtant ultra-osé dans un pays encore cantonné aux clichés puritains et pas franchement adepte de l'homosexualité. Bon, il est vrai que le synopsis ne fait pas rêver : deux hommes s'effleurent la main et s'embrassent fougueusement (originalité : 0% ; humour : 10% ; risque : 90%) mais le refus a été très mal pris de la part de la communauté gay, qui accuse la chaine CBS de discrimination et d'homophobie. La chaîne n'a pas répondu à l'accusation, renforçant les doutes quand à la justification du refus.


Ensuite, le second refus, c'est la publicité de l'entreprise KGB. Équivalent des 118 218, 118 000 et autres numéros de renseignements aux Etats-Unis, KGB avait eu l'audace de jouer sur le concept "La tête dans le c*l". Encore une fois, ce n'est pas de l'art et c'est un peu lourd, mais franchement c'est amusant, c'est un risque mais qui ne choque pas. Un nouveau refus, pour ne pas choquer les mœurs d'une société américaine encore bien fermée et qui arrive encore à censurer certaines publicités pour des raisons plus ou moins valables.




Cette édition du Superbowl sera donc marquée par un nombre important de spots bannis et surtout par le retrait d'un monstre de la publicité du Superbowl qu'est Pepsi.

Ce qui reste cependant très intéressant, c'est que selon l'organisme Nielsenwire, le top 3 des annonceurs les plus attendus par les familles américaines lors du Superbowl est constitué de : #1 : Focus on the Family, #2 Pepsi et #3 ManCrunch. Ainsi, parmi les publicités les plus attendues par les familles américaines il y aura deux annonceurs qui ne seront pas présents le soir du Superbowl. (Pour voir tous les annonceurs présents au Superbowl, voir ici).

Une nouvelle preuve qui montre que publicitairement parlant, cette édition du Superbowl sera inhabituelle. Maintenant on verra les conséquences et surtout les retombées commerciales pour des annonceurs tels que Coca-Cola ou la bière Budweiser qui a crée un spot de 5 minutes pour la modique somme de ... 30 millions de dollars.

David

1 commentaire:

  1. incroyable de voir que la société n'arrive toujours pas a évoluer et n'est pas foutu de diffusé une pub avec des homos... Les américains ont encore du chemin a parcourir mais je pense que les français ont encore du boulot également de leur côté... Tristesse de la bêtise humaine :(
    Mise a part ce petit coup de gueule vive le superbowl!!!

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