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50 anciennes affiches de Cinéma Égyptien


Puisqu'en ce moment tout se chamboule dans le monde, je me suis dit qu'il était temps de faire un article en-ga-gé. SAUF que faire un article engagé sur un sujet qui est à des milliers de kilomètres de chez nous, dont les clés diplomatiques ne sont pas évidentes et dont les informations arrivent d'heures en heures c'est di-ffi-cile.


J'ai donc décidé de faire un article qui a un rapport avec ce pays que j'apprécie particulièrement : l'Égypte. Puisqu'il semble que tout change dans cette société bien particulière, j'ai décidé de faire aussi un article qui change. Pas de publicité mais de l'iconographie cinématographique égyptienne. Pourquoi ? Tout simplement parce qu'en voulant faire un article sur la publicité et l'Égypte je suis tombé sur un problème : le stéréotype. Toutes les publicités liées de près ou de loin à l'Égypte ressortent un lot assez conséquent de hiéroglyphes, de pharaons et de pyramides. Certes ces trois éléments sont emblématiques de la culture égyptienne mais publicitairement ce n'est pas forcément l'extase.




"Aube"



"A chaque battement de mon cœur" - "Aisha"




"Une nuit de ma vie"

"Ah, ce n'était pas dans mon esprit"




"Ismael Yassin à vendre" - "Fleurs précieuses"




"Un fils à vendre" - "Des hommes dans la tempête"

Malgré le fait que le potentiel créatif de l'Égypte en terme de publicités est de plus en plus reconnu, j'ai décidé de m'attarder dans un art où elle excelle depuis bien longtemps : le cinéma. En effet, même si le cinéma égyptien est moins connu en France que le cinéma américain ou bollywoodien, il est emblématique de la culture égyptienne.

Petit exemple en chanson (Qui reste vite en tête) :


"A bas l'occupation"




"La maison du bluff" - VO et VF


"A bas l'occupation"


Nous allons voir dans cet article, beaucoup d'affiches témoin d'un véritable art à l'égyptienne. (Pour les traduction arabes, vous m'en voyez désolé si elles sont erronées mais mes connaissances dans cette langue sont proches de celles que j'ai en maths : nulles)




"Abu El Dahab" - "Dune"




"Les rêves du printemps" - "Pardonne moi" (De l'émotion, à l'état brut)


C'est en 1932 que sort le tout premier film parlant égyptien : "Awlad-al-Zawat" et dès lors, c'est un véritable phénomène de société qui nait. Le cinéma devient une spécialité égyptienne qui se développe très rapidement contrairement aux autres colonies et/ou protectorats de l'époque comme l'Algérie, la Tunisie, la Syrie... (Problèmes de moyens financiers et politiques ou de langages inter-sociétés)


"Vers la gloire !" (Un petit air de propagande)




"Plus précieux à ses yeux"

"Laisse moi chanter !"

De 1930 à 1950, le contexte politique et social est favorable au cinéma, il devient un moyen de promotion de la langue arabe dans une société dynamique et en pleine expansion. Un style rencontre un grand succès : la comédie musicale (Vous vous doutez bien qu'on est bien loin d'High School Musical) et permet à de grandes stars de faire leurs preuves, notamment Oum Kalsoum.




"Mon pays bien aimé"


"La fin d'une histoire"




"La fin d'une histoire" - "Mon Pays bien aimé"

Vient ensuite le mélodrame et le cinéma réaliste, ces deux registres vont au plus près des rues duCaire et se veulent témoins d'une société en pleine mutation politique et économique. L'année 1952, tournant pour l'indépendance de l'Égypte, permit au cinéma de se fixer définitivement avec des lois le soutenant. L'année 1960 voit la nationalisation de l'ensemble de l'industrie cinématographique égyptienne et lui permet un développement toujours plus puissant.




"A la fenêtre de mon bébé" (Traduction vacillante)








"La révolution du Yémen" - "Le fantôme de Mr Abdo"

Le cinéma Égyptien prend dès lors toute son ampleur et connait un succès international. Évidemment, les affiches de l'époque, telles des reliques d'un temps perdu, (Elle est belle mon expression hein !) restent les témoins d'une société alors en pleine transition, passant d'un statut de colonie à celui de pays indépendant.




"Les femmes et les loups" - "La partenaire de ma vie"


"Le fils d'Alley"



"L'esprit amoureux"

"La nouvelle génération"




"Fayak et Rayak" - "Fairoz Hanam"

"Pardonne-moi"

De nombreuses affiches qui semblent avoir une exécution similaire à celles de Shanghai dans les années 1930 et qui permettent de voir un autre support créatif : l'affiche cinématographique. Malheureusement, aujourd'hui les affiches égyptiennes sont passées à l'âge de l'accès, à la modernité et à la mondialisation perdant ainsi l'ensemble des différents aspects d'antan.



"Le cœur des vierges" - "La vie de mon partenaire"




"Voyage sur la lune" - "Ma femme est folle"





Pour conclure cet article, on va quand même voir quatre publicités de l'époque, parce que le cinéma c'est bien, mais la publicité c'est mieux.



Maquillage et Stella Artois




Coca-Cola et les Cigarettes Coutarelli frères (Atlas)

David

1 commentaire:

  1. Pour faire le lien entre la pub, la chanson et le cinéma, cette superbe affiche de la jeune Oum Koulthoum (avec 2 ou 3 trucs sur la pub en Egypte aujourd'hui) : http://cpa.hypotheses.org/1215

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