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Les organismes de régulation de la publicité



29 août 1935 : création de l'OCA : l'office de contrôle des annonces qui réunit la Chambre syndicale de publicité et des groupement d'intérêt général comme l'Association des directeurs commerciaux de France et près de 12 syndicats. L'OCA sert à assurer la sincérité de la publicité sous toutes ses formes, renseigner sur les annonces trompeuses et donner des avis de moralité aux annonceurs et publicitaires.

Quelques années après la Seconde Guerre mondiale, l'OCA devient le BVP : bureau de vérification de la publicité avec une présidence qui n'est pas un membre de la profession. En 1992 naît le concept de l'avis obligatoire d'avant diffusion de tous les films publicitaires télévisés.

En 2005, le BVP se dote d'un Conseil de l’Éthique Publicitaire. De nouveaux enjeux sont soulevés : transparence, implication des annonceurs... Le 25 juin 2008, le BVP se dote de nouveaux statuts et d'une nouvelle identité et devient l'ARPP : autorité de régulation professionnelle de la publicité.

Association de loi 1901, elle constitue un organisme privé d'autorégulation de la publicité en France. Cette mutation entraîne une mise en place du CPP : Conseil Paritaire de la publicité et le jury de déontologie publicitaire JDP qui traite les plaintes des consommateurs quant aux campagnes publicitaires.

 Exemple de campagne pour le nouvel album de Saez censuré par le JDP

Différentes activités sont définies pour l'ARPP : une auto-discipline de toute la profession et de ses acteurs (agences, annonceurs, médias, syndicats), l'examen préalable systématique des spots télévisés, une fonction de conseil pour tous les supports et la veille au respect de toutes les règles déontologiques de la profession. Tout ça dans une charte déontologique annuelle, pour tous les annonceurs et professionnels.

Autre campagne pour Les Infidèles censurée par le JDP

Du côté des annonceurs, l'Union des annonceurs (UDA) est une association qui harmonise les rapports entre annonceurs et acteurs du monde de la communication. Créée en 1916, l'association compte aujourd'hui 250 entreprises adhérentes et est la seule organisation représentative des annonceurs en France.

En parallèle on retrouve également l'AACC : Association des Agences Conseil en Communication qui est le syndicat professionnel des agences de communication en France. Elle compte 29 agences membres : Ailleurs Exactement, Australie, BDDP & Fils, BEING,  BETC, C'est un signe, Cheil Worldwide, CLM BBDO, DDB, Draft FCB, Grey Paris, Havas, Havas 360Havas Worldwide, Herezie, JWT, leg, Leo Burnett, Les Ouvriers du Paradis, Lowe Strateus, Matador, Mc Cann Paris, Ogilvy, Paris en Australie, Publicis Conseil, Publicis et Nous, Saatchi & Saatchi + Duke, TBWA Paris et Young & Rubicam.


3 commentaires:

  1. Je trouve ces régulations aberrantes, déjà rien que dans le principe, mais encore plus dans la réalisation: cf. la campagne Sony pour la PSP Black & White (bien que ce ne soit pas en France mais aux Pays-Bas).
    La communication doit rester aux mains des experts de la communication, ça semble évident que ce sont eux les plus aptes à juger de ce qui peut se montrer ou pas.

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    1. Bonjour "Anonyme",
      L'autodiscipline publicitaire répond justement à votre souhait exprimé : ce sont les professionnels seuls - annonceurs, agences, médias et supports - qui fixent les règles déontologiques ("Recommandations", les rédigent, les actualisent, les adoptent. Ces mêmes professionnels confient à leur organisme, l'ARPP en France, qu'eux seuls financent, de les aider à les appliquer, avant diffusion principalement, dans leurs messages : ce sont les conseils et avis audiovisuels rendus, en toute indépendance d'autres pouvoirs, publics ou associatifs. Cela garantit la liberté de la création, la responsabilité des professionnels, la protection des consommateurs aussi. Car, une seule "mauvaise" pub, jadis mensongère, choquante,... entraînerait des réactions du corps social donc du législateur, pour restreindre la liberté de la communication commerciale.
      Pour autant, la publicité ne peut être isolée de la société. Ses attentes sont légitimes aussi : bien évidemment, sur les enfants, dans la pub et quand la pub s'adresse à eux, mais aussi sur des enjeux aussi divers que l'image de la personne, femmes, hommes, dans la publicité, le développement durable, etc...
      C'est pour cela qu'il y a un écosystème ouvert et transparent autour des professionnels, d'écoute d'experts (le Conseil de l'Ethique Publicitaire), d'associations sociétales, de consommation, environnementales (le Conseil Paritaire de la Publicité), et enfin des citoyens quels qu'ils soient au travers de plaintes adressées au Jury de Déontologie Publicitaire.
      Ainsi depuis bientôt 80 ans, la publicité a développé un "droit souple" reconnu comme particulièrement efficace, et qui ne coûte strictement rien aux contribuables, citoyens, consommateurs. Il n'y a finalement pas mieux adapté à notre époque, a fortiori lorsque les marques débordent largement des frontières.
      Le partage des rôles avec les autorités publiques, déchargées d'un côté de ce qui serait cette fois-ci vraiment de la "censure", si elles intervenaient avant diffusion auprès du public, de l'autre de n'avoir à se concentrer que sur les cas manifestement irresponsables (tromperie, escroquerie, etc.) ; car la quasi-totalité des entreprises, qui ont envie de durer, n'ont aucun intérêt à rompre tout lien avec des consoommateurs et prospects.
      Stéphane Martin
      Directeur Général de l'ARPP

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  2. Salut,

    Pour info, ce n'est pas le JDP qui a interdit la campagne de l'album J'accuse de Saez, mais juste la RATP qui a interdit de l'avoir en son sein (haha), à travers son propre mécanisme de régulation. M'enfin, ça ne les empêche pas de laisser des publicités sanguinolentes pour certains jeux vidéos.

    Sinon, quid de la DGCCRF qui est censée combattre la publicité trompeuse ? Je dis "censée", parce qu'elle laisse passer des publicités type "zéro bruit, zéro émission" pour la Zoé de Renault, alors que ces allégations sont fausses...

    En fait il n'y a guère de pression quant aux contenus pour les publicitaires en France.

    Quand je vois que l'ASA (L'ARPP anglaise) arrive à interdire des pubs pour l'Oréal quand c'est trop retouché, voire même des pubs qui prônent une voiture avec "zéro émission". Ah tiens, oui, le même annonceur qui pérore en France et que la DGCCRF laisse pérorer. Quand à l'ARPP, on n'attend plus rien d'elle, si ce n'est taper sur les doigts des plombiers qui mettent des prospectus publicitaires en forme de factures dans les boîtes aux lettres...

    Bref, cet article pourrait être vide car il n'y a pas en France d'organisme de régulation de la publicité digne de ce nom, n'en déplaise à Stéphane Martin.

    Rappelons la sanction la plus grave en cas de manquement d'un annonceur : un communiqué de presse de l'ARPP. Ça doit énormément faire réfléchir les publicitaires.... ou pas, quand on voit ce qui sort tous les jours en termes de contenus...

    Bref, on a encore du boulot à ce niveau là.

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